Comment fonctionne le PEAD ?

Le Programme européen d’aide aux plus démunis repose à ses débuts (en 1987) sur le troc de matières premières (viande, céréales, riz, sucre, poudre de lait, beurre) issues des stocks d’intervention de la politique agricole commune (PAC) contre des produits alimentaires finis (pâtes, salade de riz au thon, crèmes dessert, lait, etc.), via des appels d’offres communautaires auprès des professionnels de l’agroalimentaire.

Ces denrées alimentaires sont ensuite livrées à des associations caritatives agréées chargées de distribuer les denrées aux personnes démunies. L'État français a désigné quatre associations : les Banques Alimentaires, les Restos du Cœur, la Croix-Rouge française et le Secours populaire français.

En 2004, la viande et les produits carnés « sortent » du programme européen, à la suite de la réforme de la PAC. La France met alors en place le Programme national d’aide alimentaire (PNAA) pour répondre aux besoins alimentaires non pourvus par le PEAD et diversifier l’aide alimentaire. Le PNAA permet l’achat de produits carnés, de poissons, de fruits et légumes ou d’autres produits non fournis par le PEAD. Il a également pour objectif de soutenir les actions des associations caritatives visant l’amélioration des approvisionnements ou de la logistique.

Le PEAD prévoit qu’en cas d’indisponibilité temporaire d’une denrée dans les stocks d’intervention, les États disposent d’une enveloppe pour l’achat direct de produits alimentaires sur le marché. Mais, en l’absence de stocks excédentaires depuis plusieurs années, cette exception est devenue la règle.


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Le FEAD : 500 millions d'euros par an