Tous les jours, la Banque Alimentaire de Touraine lutte contre le gaspillage pour une aide alimentaire raisonnée

Que deviennent un yaourt ou des tranches de jambon lorsqu’ils sont retirés des rayons des supermarchés ? Grâce aux Banques Alimentaires, ils ont droit à une seconde vie. Encore consommables, ils sont sauvés de la destruction et redistribués à des personnes démunies. En 2011, la Banque Alimentaire de Touraine a fourni l’équivalent de 558 000 repas aux plus démunis d'Indre-et-Loire grâce à ses Associations Partenaires.

Une action quotidienne

Les Banques Alimentaires sont surtout connues pour leur collecte nationale de denrées auprès du grand public le dernier week-end de novembre. A l'heure où le gouvernement veut diviser par deux le gaspillage alimentaire (chaque Français jette entre 20 et 30 kilos de nourriture par an), la Banque Alimentaire de Touraine rappelle qu'elle lutte au quotidien contre le gaspillage alimentaire. Chaque jour, des bénévoles récupèrent des produits qui, sans leur action, seraient jetés. Une dizaine de magasins sont ainsi visités tous les matins par les camions de la Banque Alimentaire de Touraine. Ce sont donc plus de 279 tonnes de denrées par an (soit l’équivalent de 558 000 repas) issues de la grande distribution qui sont distribuées aux 60 Associations Partenaires.

Une formidable chaine logistique et solidaire

C’est une prouesse technique qui se répète chaque jour. Dès l’aube, les bénévoles récoltent les produits frais ôtés des rayons mais propres à la consommation : fruits et légumes, produits carnés, produits laitiers, essentiels à l’équilibre alimentaire. Ils les transportent dans les entrepôts de la Banque Alimentaire de Touraine, les enregistrent puis les trient selon les règles d’hygiène et de sécurité les plus strictes. Ces produits sont aussitôt remis aux associations qui les redistribuent aux personnes accueillies.

Un seul mot d’ordre : la lutte contre le gaspillage

Depuis 27 ans, la Banque Alimentaire de Touraine a pour mot d’ordre la lutte contre le gaspillage alimentaire. Aucune denrée n’est achetée et 36 % des approvisionnements proviennent de produits sauvés : outre la grande distribution, l’industrie agroalimentaire et les producteurs agricoles participent en donnant des articles présentant des défauts d’emballage ou d’étiquetage, des fruits et légumes mal calibrés ou des surplus. Une démarche ancienne mais toujours d’actualité, dont le résultat pourrait être doublé, avec plus de moyens …

25/10/2012